Plus encore à faire

Home » Nouvelles » Idées d'impact » Plus encore à faire

Avr 25, 2023

Avril 2023 à Sapporo : Un nouvel accord des pays du G7 pour lutter contre le changement climatique. Les mesures sont-elles suffisantes ? Progressons-nous assez rapidement ?

  • Les pays du G7 se sont engagés à accélérer une élimination progressive des combustibles fossiles.
  • Cela veut dire accélérer la transition vers les énergies renouvelables. Le Japon a été un retardataire à cet égard.
  • L’objectif : « accélérer l’élimination progressive des combustibles fossiles afin d’atteindre le zéro net dans les systèmes énergétiques d’ici 2050 ». Il n’y a rien de nouveau dans cet objectif.
  • En particulier, les pays du G7 se sont engagés à augmenter la capacité éolienne offshore de 150 gigawatts et la capacité solaire à plus de 1 térawatt d’ici 2030. Ces engagements sont une bonne nouvelle pour l’environnement. Nous avons un besoin urgent de davantage d’engagements de ce type.
  • Les pays du G7 ne sont pas parvenus à un accord sur la suppression progressive des centrales électriques au charbon avec un calendrier ferme. Le Japon est trop dépendant du charbon et du gaz naturel. Ce manque d’engagement est une réflexion à court terme qui met en péril la vie humaine des jeunes et des générations futures.
  • Les températures ont déjà augmenté de 1,1°C depuis l’ère préindustrielle. Il est maintenant presque certainement impossible de limiter la température mondiale en dessous de 1,5°C.
  • Il n’y avait pas d’engagement réel pour décarboner complètement le secteur de l’électricité et pour éliminer totalement le financement des combustibles fossiles. L’urgence climatique semble un concept étranger à certains dirigeants du monde riche.
  • Concernant la pollution plastique, les pays du G7 se sont engagés à la réduire à zéro d’ici 2040, grâce notamment à l’économie circulaire et à la réduction ou l’abandon des plastiques jetables et non recyclables.
  • La géopolitique est entrée en jeu, notamment sur le thème de l’énergie nucléaire, la Russie étant l’un des plus grands fournisseurs mondiaux d’uranium enrichi pour les programmes nucléaires civils, avec environ 40 % de la capacité d’enrichissement.
  • Au Canada : « Le secteur de l’électricité accélère sa décarbonation à une vitesse grand V » selon le ministre fédéral de l’Environnement, Stephen Guilbeault. Cependant, le secteur canadien du pétrole et du gaz est le principal responsable de la performance consternante du Canada en matière de réduction des émissions de GES.

Conclusion : Tout en admirant les efforts déployés jusqu’à présent pour lutter contre le changement climatique, nous n’avons pas besoin d’être un expert en changements climatiques pour réaliser que ces mesures ne sont pas suffisantes pour faire face à l’urgence climatique. Nous devons faire PLUS.